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... Confort au cœur d’une plantation au milieu de la Vallée d’Or.

Résidence LA PLANTATION & SPA
Saint Martre Center
97118 Saint Francois
Guadeloupe
Tél: 33 (0) 5 90 210 210
Fax: 33 (0) 5 90 48 96 10
E-mail : contact@laplantationresort.fr

Les deux visages de Saint-François

Étonnant mélange de tradition et de modernité, la commune de Saint-François est devenue l'une des principales stations balnéaires de l'île, mais n'en a pas moins conservé son charme et son authenticité de village de pêcheurs.

Le Saint-François authentique :
Le coeur de la ville que l'on dénomme ici centre bourg semble surveiller au loin la trépidation des touristes. Flâner à travers ses petites ruelles bordées de jolies cases anciennes en bois, au toit recouvert de tôle, est une véritable curiosité à découvrir avant que ces dernières ne soient démolies et remplacées par des constructions « aux normes ». Quartier traditionnel par excellence, il est durement touché par le cyclone Hugo en 1989, ce qui lui donne cet aspect presque mélancolique. Mais dès que l'on approche du marché couvert en spirale, l'accueil des doudous et des marchandes d'épices, la beauté de l'étalage des fruits et légumes exotiques, le va-et-vient incessant des curieux, font vite oublier ce côté spleen. Le ceinturant, une floppée de petites boutiques en tout genre et de lolos* finissent de donner à l'ensemble un charme désuet pour ne pas dire suranné. De ce rond-point central partent de multiples ruelles, toutes vers des destinations différentes.

Il faut avoir vu la mairie, un de ces petits chef-d'oeuvres d'architecture qu'Ali Tur a semés durant les années 30 dans toute la commune, comme dans toute l'île d'ailleurs. Ainsi, la gendarmerie, le groupe scolaire ou encore le bureau du trésor public. Et l'église... Fortement atteinte par le cyclone de 1928 ; il faut attendre 1932 pour assister à sa réhabilitation. Les objets du culte offerts par la famille Pauvert lorsque celle-ci possédait encore l'usine de Sainte-Marthe ont également disparu pendant le cyclone. Les amateurs peuvent cependant continuer à y admirer la fresque de 208 m2 de Marie Adomi Israël, représentant la vie de St François et celle du village, un christ en résurrection et une crèche. En poussant jusqu'à la mer, à quelques encablures de cette place centrale, protégé par une large digue, le port de pêche à vocation multiple est bien abrité et animé comme il se doit, surtout en matinée. Ici, la mer est un culte, la pêche, son symbole. Quoi de plus normal pour cette bourgade autrefois habitée en grande majorité par des pêcheurs. Il faut assister dès le « pipirit chantant » (aux aurores en créole) à l'arrivée des pêcheurs à bord de canots à moteur ou de saintoises, déchargeant poissons et langoustes tout juste pêchés. La criée peut commencer. De petits étals permettent de faire connaissance et d'acheter (on ne discute pas les prix !) des poissons répondant aux doux noms de perroquet, daurade coryphène, thazard, mais aussi thon rouge et vivanneau. Pour ceux que le spectacle de ces poissons et crustacés aura mis en appétit, sur la berge, nombreux sont petits et grands restaurants qui rivalisent d'ingéniosité pour les cuisiner à la sauce antillaise et comme nulle part ailleurs.

Le Saint-François touristique :

À côté des cases en bois du bourg, du marché et du spectacle des pêcheurs, Saint-François a développé un tout autre visage. Ses plages splendides, son casino, son golf, sa marina offrent de multiples possibilités de détente et de loisirs. Ses hôtels ou résidences hôtelières, en plus de nombreux gîtes, disposent d'une capacité d'hébergement permettant d'accueillir chaque année plus de 100 000 visiteurs étrangers et résidents. Bordée de boutiques et de restaurants, stéréotype des voies commerçantes à succès, l'avenue de l'Europe est incontournable pour qui veut s'adonner au shopping. Les collections d'été sont souvent proposées à la clientèle avec une saison d'avance et souvent moins cher que dans l'hexagone. Et c'est surtout dans ce périmètre que se concentre le plus gros de l'activité touristique. La marina est un endroit agréable pour déambuler à la nuit tombée et dîner dans un des charmants restaurants qui l'encadrent. Mais outre l'hébergement et la restauration, les vacanciers ont aussi accès à de multiples activités nautiques, voile, plongée, ski nautique...

À l'origine de l'offre touristique exceptionnelle de cette cité balnéaire, Il aura fallu, dans les années 70, la rencontre de quelques personnages comme le maire de l'époque, Lucien Bernier, un promoteur visionnaire, Jean-François Rozan et un béké, Amédée Huyghues Despointes, industriel local et pionnier de l'aviation, pour que naisse l'idée d'un développement hôtelier et touristique. Pour la petite histoire... En 1969, l'usine Sainte-Marthe est la seule activité du lieu avec 50 salariés. Mais déjà, elle est condamnée à fermer ses portes, définitivement en 1971. Fruit de capitaux privés et profitant également de la loi d'exonération fiscale mise en place par le ministre de l'époque Pierre Messmer, ce développement touristique pouvait sembler contestable, s'il n'était l'arrivée des quadri réacteurs autorisant la traversée transatlantique en huit heures de vol sans escale. Jusque-là, il fallait compter 17 h pour rallier Paris à Pointe-à-Pitre, avec une escale aux Açores. À l'époque, le tourisme est essentiellement concentré sur trois hôtels : la Vieille Tour au Gosier, la Caravelle à Sainte-Anne devenue depuis le Club Med, et enfin le Fort Royal à Deshaies. Si la Vieille Tour se porte bien, en revanche, les deux autres établissements périclitent.

Ce fut le moment que Saint-François choisit pour amorcer ce virage qui donna au village de pêcheurs sa vocation de station touristique. On vit alors fleurir un nouveau Saint-François. De là naquirent le golf, la marina, les hôtels, dont le Hamac, fleuron de l'industrie touristique de l'époque qui accueillit en 1979 le sommet historique des quatre grands du monde, James Callaghan, Helmut Schmidt, Valéry Giscard d'Estaing et Jimmy Carter dont la limousine blindée emprunta l'avenue de l'Europe. Une belle publicité pour une petite cité vouée alors à un grand avenir ! Le développement se poursuivit avec l'installation de l'hôtel Méridien et son partenaire Air France, l'aérodrome international destiné en premier lieu à attirer une clientèle américaine, différentes résidences touristiques comme la Coursive, les 3 Mâts... et enfin, en 1976, le Casino, financé par des capitaux locaux. Une sauce qui prend. Pour preuve, le restaurant «la Ciboulette» tenu par Jean-Pierre Coffe (oui, oui, le célèbre J.P.C) devenait en peu de temps le rendez-vous culinaire de toute la Guadeloupe.

Aujourd'hui, pour rester en haut de l'affiche, la ville souhaite impulser une nouvelle dynamique. construction d'un nouveau casino plus grand et doté d'une salle de spectacles, accès de la marina sur le nouveau port avec un bâtiment dédié aux services à la plaisance, déplacement des navettes pour les îles avoisinantes dans le port à vocation multiple, aménagement d'une allée piétonne longeant le golf, sans oublier la finalisation de l'opération grand site de la Pointe des Châteaux.

Le lolo fait partie du patrimoine guadeloupéen. C'est une petite épicerie de quartier où l'on vend de tout et par petits lots d'où l'expression « lolo » et qui surtout permettait la vente à crédit. On peut, à toute heure, y déguster les fameux ti'punchs et assister tôt le matin au traditionnel « décollage » des anciens.

Auteur : www.guadeloupe-fr.com